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La Fourmi et la Cigale

Écrit par Ceothar. Posted in Textes d'auteurs - Poésie

(5 votes, moyenne 4.60 de 5)

La Fourmi et la Cigale

Elle pleurait et sous ses larmes c’était la candeur des flocons qui se dissipait.

J’errais sans but ni volonté, bras ballants, loin de ce corps glacé pourtant mien. Et je souriais.

Vains sanglots, ils m’étaient indifférents, juste une illusion, faute de sensation. Ils ne réussissaient à peine qu’à glisser le long de cette défense que je m’étais imposé. Je lui susurrai froidement ces mots qu’elle n’aurait jamais voulu entendre et dont j’étais pourtant, si fier.

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Bribes de journal sur "mes" poètes, André Rougier

Écrit par André. Posted in Textes d'auteurs - Poésie

(2 votes, moyenne 3.00 de 5)

Nazim HIKMET : Teindre les miroirs, enjamber la tonsure de l'hiver, à l'approche de cette brusque giclée de lumières. Pari sur l'avènement de la bataille d'aujourd'hui, pas sur l'issue de celles à venir. Ton pli, ton joug, ta chance.

Octavio PAZ : La fenaison vénale te requiert. Qu'importe si la nuit aztèque exhibe ses pluriels, si le temps joue à la roulette russe, s'il pleut enfin sur les figures partagées, sur les silences des licornes, sur cette poursuite du rien sous couvert de tout que le sage à la fleur de lotus convoqua jadis pour abolir avec le désespoir son lancinant contraire...

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São Luis, Maranhão, Brasil, André Rougier

Écrit par André. Posted in Textes d'auteurs - Poésie

(2 votes, moyenne 4.50 de 5)

A Nauro Machado

Toison, moelle des feux, frayeur du lieu qu'ils peuvent enfin trouer et teinter pour en détisser la rumeur, faces se mirant en creux comme pour y remonter l'Autre, fils des vents, derviche du côté des lumières, qui s'écarte, se laisse porter, glisse où la houle l'entraîne - lui qui n'a connu ni le baiser qui parjure, ni la main qui berce et délie...

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A propos de "Rimbaud le fils" de Pierre Michon, André Rougier

Écrit par André. Posted in Textes d'auteurs - Poésie

(2 votes, moyenne 3.50 de 5)

Pierre Michon - Photos Jean-Luc Bertini

Ô frêle noyau, livrant tes choix aux vents, aux carrefours, aux brins d'herbe, pierres gisantes où ne demeure que ce qui devient deux, s'innocente, s'incurve, s'abaisse à ses propres poussières... Ici le lieu n'est plus enclos ni territoire, don d'emblée saisi, lest de chance, dépouille des lois. Comment condamner ou pardonner lorsque l'on est comme l'eau qui va partout où aller se peut, fin sevrant ses moyens plutôt que les plier à ses offices ?