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L’incendie du Chiado, François Vallejo

Écrit par Jean-Claude. Posted in Résumés critiques - Romans

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L'incendie du chiado, François Vallejo, Éditions Viviane Hamy, ISBN-13: 978-2878582833, France.
Livre L’incendie du Chiado, François Vallejo

En 1988, un incendie terrible a détruit une grande partie de la vieille ville de Lisbonne, le quartier du Chiado. Ce fait s’est réellement produit. L’auteur, présent à ce moment-là, a été choqué par l'événement et en a tiré un roman avec des personnages imaginaires.

Juste après cet incendie gigantesque, les autorités portugaises ont fait évacuer le quartier. De nombreux immeubles et magasins ont été partiellement ou complètement détruits. Mais quatre personnes, et bientôt une cinquième, se retrouvent à errer au milieu des décombres. Ils se regroupent et passent ensemble quatre jours dans un appartement. Ils réussissent à subsister sans eau ni électricité, mais en trouvant des provisions ici ou là, et en buvant le vin qu’ils trouvent dans cet appartement.

Chacun a ses propres raisons de se trouver là et ce ne sont pas toujours celles qu’ils affichent au départ. Chacun a aussi son caractère et bien sûr ses propres contradictions.

Il y a :

  • Carneiro, un vieil homme, gardien d’un cinéma, qui ne veut pas quitter les lieux de peur que quelqu’un ne vienne piller son appartement.
  • Eduardo, un photographe, qui semble à l’affût pour prendre LE cliché qui va le rendre célèbre.
  • Agustina, une femme qui cherche sa fille qui, pense-t-elle, va probablement la rejoindre.
  • Et le Français (dont on ne connaîtra jamais le nom), un biologiste, à la recherche de l’histoire de son père qui est venu au Portugal pendant la guerre pour se sauver, croit-il.

Et puis il y a un cinquième personnage assez énigmatique...

Au file du temps qui passe, des discussions des uns avec les autres, des conflits aussi, on comprend les vraies motivations des uns et des autres. C’est l’occasion d’échanges à caractère psychologique. C’est aussi une manière de regarder l’histoire du Portugal, en particulier son régime dictatorial passé et les problèmes dans ses colonies africaines. Le livre débouche également sur des réflexions sur la réalité et la pérennité des choses.

François Vallejo a une écriture dynamique, toujours au présent, dans l’action. Ce livre exerce un pouvoir d’attraction. On a vraiment envie d’en savoir plus sur ces personnages. Il convient à tous publics et plus encore aux personnes liées ou connaissant le Portugal.

Ce n’est pas un policier, ce n’est pas réellement un roman psychologique, ce n’est pas non plus un roman historique. C’est un peu tout cela à la fois.


Présentation de l’éditeur

« Ça va vite. Lisbonne brûle. »

Le 25 août 1988, s’embrasait le Chiado, le quartier historique de Lisbonne la magnifique. De la fenêtre de son hôtel, François Vallejo fut l’un des premiers à entendre le grondement des flammes, à voir le ciel se métamorphoser, à sentir les couleurs de l’incendie, le rouge, le jaune… grimper à toute allure les étages des magasins.

Cette image s’est fortement imprimée dans son regard, dans son esprit. Vingt ans plus tard, il restitue des sensations, des émotions par le biais de cinq personnes —quatre hommes et une femme – qui refusent d’évacuer les lieux, pour s’enfoncer dans les décombres et les cendres de ce lieu magique, historique, tant par ses magasins tout en boiseries, que par ses cafés où se réunissait la fine fleur de l’intelligentsia lisboète (notamment, le café A Brasileira, qu’aimait tant le poète Fernando Pessoa). Pendant cinq jours, quatre protagonistes dont on ne sait rien, vont se rencontrer, s’observer, s’opposer, se cacher, abandonner un peu de leur « humanité ». Jusqu’à ce qu’apparaisse un cinquième personnage, Juvenal Ferreira, figure mystérieuse et inquiétante, qui prend un tel ascendant sur ses « amis » qu’il parvient à leur faire avouer les raisons profondes, inconscientes mêmes, pour lesquelles ils ont eu besoin de passer une frontière, de passer clandestinement les barrières de sécurité, de se mettre, en quelque sorte, en « marge » de la société.

Ce groupe ne sortira pas indemne de l’aventure, pour ceux qui en sortiront. François Vallejo décrit avec délice la façon dont une certaine sauvagerie s’empare de ses héros, comment la faim, la soif, la peur les modifient, les révèlent.

Le crescendo est rythmé par la lumière du jour, où ils peuvent se voir, et l’obscurité de la nuit, — totale, puisqu’il n’y a pas d’électricité — où chacun se laisse aller… et manipuler.

L'auteur

François Vallejo est né au Mans en 1960. Il enseigne les lettres classiques et habite le Havre, ville qui a servi de cadre à son premier roman, Vacarme dans la salle de bal, paru en septembre 1998. Ont suivi : Pirouettes dans les ténèbres Madame Angeloso (Prix France Télévision 2001) qui vient de paraître en collection b I s Groom (Prix des Libraires 2004, Prix Culture et Bibliothèques pour tous 2004) Le Voyage des grands hommes (Prix Pierre Mac Orlan 2005, Prix Roman du Var 2005, Prix de l’Académie du Maine 2005) Ouest (Prix Giono et Prix du Livre Inter 2007), qui vient de paraître en Points Seuil et qui est en trente-cinquième position des meilleures ventes GFK deux semaines après sa sortie.

  • Broché: 221 pages
  • Editeur : Editions Viviane Hamy (15 août 2008)
  • Collection : CONTEMPORAINS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2878582837
  • ISBN-13: 978-2878582833

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