La Serre aux orchidées, Anne Duret
Roman intiatique, ce livre nous emmène sur les pas d’une jeune femme qu’on pourrait qualifier d’ « inhibée ». La vie de Clara est bien organisée, toute centrée vers le côté pratique ou efficace des choses. Mais elle sent cependant qu’il y manque une dimension.
Au hasard de la découverte dans une vieille malle d’une lettre énigmatique, contenant une phrase qui la bouleverse, « Du plaisir naitra la Vie Nouvelle. », elle décide de partir en voyage. Clara croit partir à la découverte de la femme qui a écrit la lettre, elle part en fait à la découverte d’elle-même.
Son séjour à la Serre aux Orchidées, au Vietnam, au prétexte d’un travail de recherche d’une molécule antiride miracle, sera une véritable initiation aux plaisirs de la vie, et au dépassement de soi. Elle apprendra à bousculer ses propres barrières, les limites qu’elle s’est créé toute sa vie, héritées d’une lignée de femmes à qui les limites ont été imposées par une société trop rigoriste. Bien sûr, la sexualité et le plaisir associé sont une dimension forte de cette initiation, mais il s’agit avant tout de se connaître, et de s’autoriser ce qui fait envie.
A la lecture de ce roman, on suit donc la lente transformation d’une femme, un peu comme on verrait la chenille se transformer en papillon. Je crois que chaque lecteur (homme ou femme !) peut en retirer quelque chose pour lui-même, a minima une petite incitation à se laisser aller…
Il existe dans le livre une dimension un peu religieuse, allant vers l’ésotérisme, que je ne peux pas partager. Mais cela n’empêche pas de prendre un réel plaisir à la lecture de La Serre aux orchidées.
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