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À propos de quelques maladresses dans Atopia

Écrit par Renaud. Posted in Résumés critiques - Romans

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Couverture Atopia - Eric Bonnargent

D'Atopia, petit observatoire de littérature décaléeÉric Bonnargent, le lecteur peut dire de l'ouvrage qu'il a les défauts de ses qualités. Par exemple, si le livre est didactique, d'aucuns diront peut-être qu'il l'est trop. Ainsi, si l'ouvrage est très intéressant et même précieux comme nous l'avons montré ailleurs, il comporte également des maladresses. Cet article se propose de montrer à travers quelques exemples en quoi le texte nous a paru parfois perfectible.

Insistons sur le fait que les remarques qui suivent ne sont que des points de détail au regard de l'intérêt du livre. Mais comme nous avons loué les qualités de l'ouvrage ailleurs, il aurait été malhonnête de ne pas revenir sur quelques faiblesses, selon nous, de l'ouvrage. Dans cet article il s'agit peut-être davantage d'éprouver le livre, de le pousser dans ses retranchements et de tester ses limites – un peu comme on le ferait d'une auto ou d'une moto sur un circuit –, plutôt que de le critiquer. Les remarques qui suivent sont subjectives et n'enlèvent au final rien à l'intérêt de ce livre dont nous recommandons la lecture. Il aurait été tout aussi malhonnête de ne pas rappeler ce fait. On pourra lire l'article comme une manière de relativiser certaines idées présentées dans le texte ou comme un exercice de critique.

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Atopia, petit observatoire de littérature décalée, Éric Bonnargent

Écrit par Renaud. Posted in Résumés critiques - Romans

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Atopia, petit observatoire de littérature décalée, Éric Bonnargent, Le Vampire Actif, ISBN-13: 978-2917094044, France.
Couverture Atopia - Eric Bonnargent

Tout cours de philosophie au Lycée aborde à un moment ou à un autre la figure de Socrate. Dans les dialogues de Platon, Socrate apparaît comme un personnage singulier, à la fois étrange et étranger à la cité à laquelle il appartient, Athènes. Il est atopos. Je suis totalement déroutant [atopos] et je ne crée que de la perplexité [aporia]. (Théétète, 149a) Pour cet individu, à quel point il est déroutant [atopia anthropos] aussi bien dans sa personne que dans ses propos, impossible de rien trouver qui en approche. (Banquet, 221d) Dans le Phèdre, des créatures mythologiques sont évoquées, les Gorgone, Pégase, Chimère, qui sont si atopia (étranges, étrangères). Quelques lignes plus loin, c’est Socrate que Phèdre qualifie d’atopos (étrange, étranger). Socrate est donc un personnage paradoxal qualifié d’atopos. Étranger dans sa cité, il est littéralement « sans lieu » (a-topos) [pour ce passage, voir ici et ici].

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Le mage du Rumorvan, Jean-françois Joubert

Écrit par Danièle. Posted in Résumés critiques - Romans

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Le mage du Rumorvan, Jean-François Joubert, Éditions en ligne, ISBN-13: 978-2-8219-0003-5, France.
Couverture Le mage du Rumorvan, Jean-françois Joubert

Est-ce pour la possession de La croisée des chemins - (...) un traité de magie noire, les illuminations d’un moine du quatorzième siècle… - qu’Édouard Duret, le Mage du Rumorvan, a été assassiné à l’aide d’une serpe couverte d’or ? Pourquoi a-t-on mis le feu à sa maison, et brulé le cadavre, mais aussi ses chiens-loups et sa bibliothèque ?

L’a-t-on assassiné pour ses livres ou pour d’autres raisons. Magie noire ?

…Pour lui, l’âme volait et il suffisait de l’attraper, de savoir lui parler. … Lui, ce qu’il voulait, c’était la toute-puissance du Diable.

Crime organisé par des notables soucieux de leur réputation ?

… Savez-vous au moins que la mort du mage fait tapage en haut lieu ?
- Et pourquoi ?
- Les messes noires de ce Monsieur étaient, disons, très réputées dans des stratosphères que, ni vous ni moi ne fréquentons.

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Le rabaissement, Philip Roth

Écrit par Renaud. Posted in Résumés critiques - Romans

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Le rabaissement (en), Philip Roth (en), traduction Marie-Claire Pasquier, Gallimard, ISBN-13: 978-2070126163, États-Unis.
Couverture Le rabaissement, Philip Roth

Le rabaissement. Dans ce petit roman, Philip Roth met en scène un acteur célèbre, Simon Axler, le dernier des meilleurs comédiens américains du répertoire classique. (p.11) Simon, dit Axler dans le texte, possède un talent inné pour jouer. Depuis toujours, il joue d'instinct. Pour lui les exercices de mémoire sensorielle sont inutiles. Il a un talent inné avec tout ce que cela implique d'arbitraire, de jalousies et de facilités dans la vie. Sur scène son magnétisme est tel que les foules se pressent pour le voir jouer. Mais un jour, alors qu'on lui demande de jouer Prospero et Macbeth au Kennedy Center de Washington, son talent s’évanouit. Dispersés dans l'air léger les dons comme les acteurs, ainsi que le suggère la tirade empruntée à La Tempête de William Shakespeare (p.16, traduction de Jean-Claude Carrière, 1990) :

Nos fêtes maintenant sont finies. Nos acteurs
comme je vous l'ai dit, n'étaient que des esprits
qui se sont dispersés dans l'air, dans l'air léger.

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L'homme qui aimait les chiens, Leonardo Padura

Écrit par Renaud. Posted in Résumés critiques - Romans

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L'homme qui aimait les chiens, Leonardo Padura (en), traduction René Solis et Elena Zayas, Métailié, ISBN-13: 978-2864247555, Cuba.
L'homme qui aimait les chiens, Leonardo Padura

– S'il est un pécheur, je l'ignore ; tout ce que je sais, c'est que j'étais aveugle et que maintenant je vois.
Jean 9, 24-25

 

L'homme qui aimait les chiens, le roman historique de Leonardo Padura, retrace l'histoire de l'assassinat de Trotski, Lev Davidovitch Trotski (en), et de son assassin Ramón Mercader del Río (en) en replaçant cet événement dans son contexte historique. Dans cette fresque qui s'étend de fin janvier 1929 à fin septembre 2004, le lecteur suit trois histoires : celle de Ramón Mercader del Río de 1936 à 1978 ; celle de Trotski au cours de son exil de 1929 à 1940 et celle d'Iván Cardenás Maturell de 1976 à 2004, écrivain cubain dépositaire de l'histoire de Ramón Mercader narrée par l'énigmatique homme qui aimait les chiens, Jaime López. Dans le dernier chapitre intitulé Requiem, un autre personnage, Daniel Fonseca Ledesma, raconte les derniers jours de son ami Iván en 2004. Les trois intrigues alternent et pour les deux premières convergent jusqu'à l'assassinat de Trotski marquant la fin de l'intrigue le concernant.