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Colum McCann, photos de la rencontre

Écrit par Renaud. Posted in Reportages - Rencontres

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Et que le vaste monde poursuive sa course folle, Colum McCann (en), traduction de Jean-Luc Piningre, Belfond, ISBN-13: 978-2714445063, États-Unis.

Colum McCann - Let the great world spin

Dimanche 13 septembre, rencontre avec l'écrivain irlandais Colum McCann à la librairie l'Attrape-Cœurs. La rencontre est prévue à 17h00. A 17h30, appareil photo en bandoulière, je remonte la rue. Les gens traversent à la queue leu leu. Pas assez d'espace dans la boutique. Tout le monde se transporte en face dans le square Constantin Pecquer. Beaucoup de monde pour une petite boutique - mais pas trop quand même -, quelques photographes et une équipe d'Arte.

La libraire, Sylvie, présente Colum McCann. L'écrivain présente son ami Joe Hurley. Accompagné de sa Gibson, ce dernier interprète quelques chansons. Pas mal. Ça met dans l'ambiance.

Une personne volontaire fait la traduction. La rue est un peu bruyante. Et il y a une fontaine inscrustée dans le monument derrière. L'eau tombe dans un bassin. Concentré sur les photos, des bribes en anglais et en français me parviennent. Colum lit plusieurs extraits de Et que le vaste monde poursuive sa course folle. C'est agréable de l'écouter lire. Un discret accent irlandais ?

Colum vit depuis quinze ans à New York. L'exploit réalisé en 1974 par le funambule Philippe Petit est le pivot de son roman choral. Le récit est construit autour de tranches de vie de spectateurs. L'écrivain montre la photo du livre où l'on aperçoit en contre-plongée le funambule en équilibre sur fond de ciel gris. En arrière-plan passe un avion de ligne à relativement basse altitude. Il est question entre autres d'un prêtre dans le Bronx, d'une femme riche et d'un fils mort au Viet Nam, d'une prostituée.

Après avoir lu quelques passages en anglais, Colum s'essaie à une lecture de l'édition française. Le résultat est assez comique, car il ne parle pas un mot de français. Il se fait aider par sa nouvelle traductrice.

Suivent quelques questions. Notamment à propos de son roman Danseur. Question d'une ex-danceuse ? L'écrivain explique la genèse du texte. Une histoire que lui a raconté un ami. Cette histoire-là en fait : « J'ai un ami, Jimmy Smallhorne, qui m'a raconté une histoire des années 70, quand il avait 7 ans et qu'il habitait Ballymun, une cité très dure de Dublin. Tous les soirs, son père rentrait ivre et frappait ses enfants. Un soir, il est rentré avec un poste de télé, mais il n'a pas réussi à le faire marcher et il a frappé ses enfants encore plus fort que d'habitude. Une fois que tout le monde a été endormi, Jimmy s'est relevé, il a rebranché la télé et a commencé à faire le tour du salon avec le poste dans les bras pour essayer de capter quelque chose. Et, tout à coup, une image est apparue: c'était Noureev en train de danser. » (source : McCann, la piste de l'étoile) Visiblement, les images ont de l'importance dans le travail de l'écrivain.

À l'issue des questions, concert à nouveau et séance photo.

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Retour en librairie pour les dédicaces. Beaucoup de monde. Les gens discutent à l'intérieur et à l'extérieur. Je prends quelques photos en attendant que la file raccourcisse. Dans la salle du fond, tandis que Colum dédicace, Joe Hurley joue s'accompagne de la guitare et vend des Cds. Arte a déployé un trépied, filme un peu et s'impatiente. Car l'écrivain a promis une interview. L'équipe veut l'interviewer dehors, près de la Place Dalida, dans l'Allée des Brouillards, face au Château des Brouillards...

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Plus tard, je rejoins l'équipe d'Arte pour quelques photos. Quand même, Colum McCann dans l'Allée des Brouillards, ça ne se rate pas ! L'équipe fait des prises de l'écrivain lisant un extrait. J'ai l'impression d'avoir entendu ce passage quatre ou cinq fois, la description de la photo avec le funambule et l'avion.

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L'écrivain revient avec l'équipe d'Arte. À nouveau dédicaces et discussions. Je me demande comment fait l'écrivain... Ses dédicaces sont soignées, avec un mot et une citation pour chacun. Joe Hurley à qui on - Erika entre autres - a fait visiter Montmartre est également de retour. À la fin, il ne reste plus qu'un petit groupe d'irréductibles, les habitués bien sûr et quelques personnes dans le sillage de Colum et Joe. Entre autres deux photographes de New York et de Londres.

La nuit tombe, la libraire ferme et la compagnie se transporte Au rêve pour dîner. Je prends une photo de Colum photographiant Joe et la photographe américaine. On discute, on chante, on rigole en mangeant des tapas. Joe à la guitare part en live sur Perfect day (?) : « It's just a perfect day... It's just a perfect day... It's just a perfect day... » Celle-là aussi j'ai l'impression de l'avoir entendu quatre ou cinq fois. Et depuis une semaine je l'ai en tête !

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Voilà, reportage terminé. Je suis assez content des photos. Je relirai plus tard.

See you Colum and Joe

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