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Mélange d'écrivains et d'auteurs japonais

Written by Renaud. Posted in News - Events

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L'archipel des séismes

Le premier soir de la première journée au Salon du Livre, lorsqu'après avoir écouté de nombreux écrivains et auteurs – illustrateurs par exemple – japonais vous rentrez chez vous, vous avez la sensation que votre cerveau a pris une douche. Le second soir, après avoir écouté de nombreux écrivains et auteurs japonais, vous avez plutôt l'impression de sortir d'une machine à laver. En deux jours, vous avez ingurgité beaucoup d'informations en français et en japonais – même si vous n'y compreniez rien – et vous ressortez lessivé. Écouter parler des écrivains et auteurs japonais, prendre des notes, faire des photos, c'est enrichissant ; mais c'est aussi épuisant. Heureusement, le Salon s'est terminé pour moi par des lectures de haïkus, entre autres, agréables à écouter et dont le format correspondait à peu près à ma capacité de concentration.

Le Salon du Livre aura été l'occasion de découvrir le Japon, ce pays ambigu, à travers sa littérature et le témoignage de nombreux écrivains et auteurs japonais. J'ai déjà parlé de Kenzaburô Ôé et de Satoshi Kamata, mais de nombreux autres artistes japonais étaient présents. Voici un mélange à propos de quelques écrivains et auteurs japonais que j'ai eu l'occasion de croiser pendant ces deux jours.

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Satoshi Kamata et le système centrale nucléaire

Written by Renaud. Posted in News - Events

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Cet article est publié pour information. Il ne prétend ni à l'objectivité, ni à l'exhaustivité. D'avance, nous nous excusons auprès des auteurs si nous avons malencontreusement déformé leurs propos.

Toyota, L'usine du désespoir - Satoshi Kamata

Satoshi Kamata (Wiki) est un journaliste d'investigation et écrivain militant japonais connu pour ses textes – articles et livres – décrivant l'envers du miracle japonais et de la société japonaise en général. Ses enquêtes portent sur le monde du travail (lire Toyota, L'usine du désespoir, par exemple) et la discrimination, mais aussi sur les problèmes environnementaux liés au développement économique, et plus particulièrement les dangers que représente le nucléaire civil. Avec l'écrivain Kenzaburô Ôé, prix Nobel de littérature 1994, Satoshi Kamata est à l'origine de la pétition Adieu au nucléaire ! (Sayonara Genpatsu).

Satoshi Kamata a participé à deux rencontres au Salon du LivreUn demi-siècle de combats politiques dont je n'ai suivi qu'une partie et où il a été question entre autres de la condition des travailleurs intérimaires, du système de sous-traitance industrielle auprès de particuliers et de la peine de mort – avec son lot d'injustices. Cet article présente quelques notes prises au cours de la discussion entre Satoshi Kamata et Kenzaburô Ôé sur le thème de La littérature de la catastrophe. (Sur cette rencontre spécifiquement, lire également le très intéressant article Fukushima (50) Sayonara Genpatsu Au Revoir Le Nucléaire.)

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Photos du Salon du Livre 2012

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Salon du Livre de Paris 2012

Dans cet article, vous trouverez quelques photos du Salon du Livre 2012. Le programme était riche avec notamment des écrivains moscovites invités. Les écrivains japonais étaient également à l'honneur. Kenzaburô ÔÉ, prix Nobel de littérature 1994, et Satoshi Kamata étaient parmi eux. Ce sont les écrivains japonais que j'ai suivis pendant deux jours, les 17 et 18 mars.

 


Voici le programme suivi pendant ces deux jours :

Samedi 17
  • Le Roman du Je : autofiction et watashi-shôsetsu avec Kenzaburô ÔÉ et Philippe FOREST (1h)
  • Roman, histoire et société avec Masahiko SHIMADA et Morgan SPORTÈS (1h)
  • L’œuvre: une affaire personnelle avec Kenzaburô ÔÉ (2h)
  • Un demi-siècle de combats politiques avec Satoshi KAMATA (2h, vu partiellement)
  • Dire Fukushima avec Hideo FURUKAWA, GOZO YOSHIMASU (2h)
  • La NRF célèbre le Japon avec Keiichiro HIRANO, Yoko TAWADA, Michaël FERRIER et Cécile SAKAI (1h30, vu partiellement)
Dimanche 18
  • Projection : Yasunari KAWABATA, Le Maïtre des funérailles (1h)
  • La fabrique du livre : l'animation La maison en petits cubes avec Kunio KATÔ (1h)
  • La littérature de la catastrophe avec Kenzaburô ÔÉ et Satoshi KAMATA (2h)
  • Réinventer l’occident ? avec Keiichiro HIRANO et Toshiyuki HORIE (2h, vu partiellement)
  • Grande rencontre avec Kenzaburô ÔÉ (1h)
  • La modernité au risque de la poésie avec Madoka MAYUZUMI et Ryoko SEKIGUCHI (2h, vu partiellement)
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Kenzaburô Ôé et le style tardif

Written by Renaud. Posted in News - Events

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Cet article a été écrit à partir de notes prises au Salon du Livre de Paris les 17 et 18 mars 2012 au cours des rencontres suivantes :
  • Le Roman du Je : autofiction et watashi-shôsetsu avec Kenzaburô Ôé et Philippe Forest (1h)
  • L’œuvre : une affaire personnelle avec Kenzaburô Ôé (2h)
  • La littérature de la catastrophe avec Kenzaburô Ôé et Satoshi Kamata (2h)
  • Grande rencontre avec Kenzaburô Ôé (1h)
Kenzaburô Ôé s'exprimait en japonais. Entre ce que l'écrivain a dit, ce que la traductrice a compris, ce qu'elle a traduit – hommage aux traductrices d'ailleurs, on sentait une vraie barrière, voire un mur de la langue – , ce que j'ai compris, ce que j'ai noté, etc. ; il y a nécessairement un biais. Dans la mesure du possible, j'ai recoupé les notes avec les sources suivantes :
  • Japan, The Ambiguous, and Myself, Kenzaburô Ôé, the Nobel Prize in Literature 1994
  • Adieu au nucléaire !, Kenzaburô Ôé in L'archipel des séismes, C. Quentin, C. Sakai, éd. Picquier
  • In Late Style, Kenzaburô Ôé in Du Japon, La Nouvelle Revue Française, mars 2012, sous la direction de Philippe Forest
et d'autres informations disponibles sur le Web. Du chaos de ces notes forcément parcellaires, j'ai tiré l'article qui suit.
Cet article est publié pour information. Il ne prétend ni à l'objectivité, ni à l'exhaustivité. D'avance, nous nous excusons auprès des auteurs si nous avons malencontreusement déformé leurs propos.

Une affaire personnelle - Kenzaburo Oe

Kenzaburô Ôé (en) explique s'inspirer de la réalité pour écrire ses romans. Son histoire et celle de sa famille se retrouvent ainsi parfois transposées dans la fiction. À la fin d'Une affaire personnelle, le lecteur découvre une liste de correspondance entre les personnages du roman et les membres de sa famille. L'articulation de la réalité et de la fiction provoque un effet de confusion chez le lecteur qui est volontaire, recherché. L'écrivain lit et réécrit beaucoup. La réécriture tient une place importante dans son travail. Il transpose ainsi la réalité, réécrit son expérience personnelle sous la forme d'une fiction ; il repart également de textes antérieurs qu'il retravaille pour approcher au plus près une certaine réalité.

L'écrivain évoque sa première rencontre avec Philippe Forest alors le plus jeune et éminent membre de Tel Quel. P. Forest se remémore, lui, une image poignante dans Une affaire personnelle, celle de l'enfant handicapé marchant dans la neige sur une pente douce. Il lit un passage de la fin du livre :

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Louis-Ferdinand Céline vivant ! Photos de Stanislas de la Tousche jouant Céline

Written by Renaud. Posted in News - Events

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Céline - Stanislas de la Tousche

A l'occasion du 50e anniversaire de Céline (en), le jour de la sainte Céline, vendredi 21 octobre 2011 donc, les lecteurs étaient conviés par la librairie La lucarne des écrivains pour assister à Y en a que ça emmerde...?, un spectacle d'une heure dans lequel Stanislas de la Tousche interprète sur scène Louis-Ferdinand Destouches.

La mise en scène est réalisée en partant de l'idée d'un entretien, d'une interview entre l'écrivain et un journaliste imaginaire. Les spectateurs se trouvent dans la position du journaliste et l'acteur joue comme s'il répondait aux questions. Les textes déclamés au cours du spectacle sont tirés de l’œuvre de Céline. Du point de vue de la mise en scène toujours, la pièce est rythmée par des effets d'éclairage changeant. Tour à tour, la lumière éclaire la scène et projette l'ombre de l'acteur sur un mur ou, au contraire, éclaire et isole un personnage tourmenté, effrayé, au bord de la folie dans le noir, dans la nuit comme pris dans la lumière. Une bande-son accompagne certains textes. Ce sont les bruits de la jungle lorsque Céline évoque Bikobimbo, par exemple. Durant une courte séquence, l'acteur joue le rôle du journaliste interviewant Céline et se répond à lui-même ; les réponses sont des enregistrements sonores joués par l'acteur.