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Nazim HIKMET : Teindre les miroirs, enjamber la tonsure de l'hiver, à l'approche de cette brusque giclée de lumières. Pari sur l'avènement de la bataille d'aujourd'hui, pas sur l'issue de celles à venir. Ton pli, ton joug, ta chance.

Octavio PAZ : La fenaison vénale te requiert. Qu'importe si la nuit aztèque exhibe ses pluriels, si le temps joue à la roulette russe, s'il pleut enfin sur les figures partagées, sur les silences des licornes, sur cette poursuite du rien sous couvert de tout que le sage à la fleur de lotus convoqua jadis pour abolir avec le désespoir son lancinant contraire...

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A Nauro Machado

Toison, moelle des feux, frayeur du lieu qu'ils peuvent enfin trouer et teinter pour en détisser la rumeur, faces se mirant en creux comme pour y remonter l'Autre, fils des vents, derviche du côté des lumières, qui s'écarte, se laisse porter, glisse où la houle l'entraîne - lui qui n'a connu ni le baiser qui parjure, ni la main qui berce et délie...

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Pierre Michon - Photos Jean-Luc Bertini

Ô frêle noyau, livrant tes choix aux vents, aux carrefours, aux brins d'herbe, pierres gisantes où ne demeure que ce qui devient deux, s'innocente, s'incurve, s'abaisse à ses propres poussières... Ici le lieu n'est plus enclos ni territoire, don d'emblée saisi, lest de chance, dépouille des lois. Comment condamner ou pardonner lorsque l'on est comme l'eau qui va partout où aller se peut, fin sevrant ses moyens plutôt que les plier à ses offices ?